Le repos: indispensable pour sortir du Burn-Out

Le burn out est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental lié à une dégradation du rapport d’une personne à son travail.

Le burn out apparaît quand le travailleur ressent un écart trop important entre ses attentes, la représentation qu’il se fait de son métier et la réalité de son travail. Concrètement, face à des situations de stress professionnel chronique, la personne en burn out ne parvient plus à faire face.

Le burn out n’est pas une maladie mentale. C’est un ensemble de symptômes (syndrome) résultant de la dégradation du rapport subjectif au travail.
Cela se traduit par :
* Un épuisement émotionnel, physique et psychique. La personne a la sensation d’être “vidée de ses ressources”.
* Les temps de repos habituels (sommeil, week-end, congés, etc.) ne suffisent plus à soulager cette fatigue.
* Le développement d’une attitude cynique dans le cadre du travail.
* Pour se protéger de la déception émotionnelle (il n’arrive plus à “bien” faire son travail), le professionnel se désengage de son travail et “déshumanise” les gens qu’il est amené à côtoyer (clients, patients, collègues).
* Il en résulte un comportement dur, négatif.
* Une dévalorisation de soi, la perte de la sensation d’accomplissement au travail, l’impression de ne plus être à la hauteur.

Des facteurs de risque ont été identifés : être surchargé de travail, subir une pression pour travailler plus vite, manquer de contrôle sur son travail, être peu récompensé ou reconnu, souffrir d’inéquité, recevoir des demandes contradictoires, se voir imposer des objectifs peu clairs, disposer de moyens insuffisants ou en décalage avec les objectifs exigés, affronter un conflit de valeurs, subir une insécurité de son emploi.

Le burn out touche en priorité les personnes fortement engagées dans leur travail : ce qui est déterminant pour elles, c’est la profession qu’elles se sont choisie et le sens donné à ce qu’elles réalisent.

Par ailleurs, les personnes sujettes à l’instabilité émotionnelle (tendance à percevoir, construire et ressentir la réalité et les événements comme menaçants, pénibles et problématiques) ou de caractère consciencieux (être méthodique, organisé, soigné, méticuleux, persévérant, etc.) y seraient plus exposées.

Il ne faut toutefois pas considérer pour autant le syndrome d’épuisement professionnel comme «une maladie du battant », conséquence inéluctable d’un engagement trop intense d’un individu au travail.
Le syndrome d’épuisement professionnel provient de la rencontre entre un individu et une situation de travail dégradée.

Pour que l’épuisement professionnel s’arrête, vous avez besoin de prendre du temps pour vous, de vous reposer. Cette pause est indispensable. Dans les cas les plus avancés, une semaine de vacances ne suffit plus. Il faut parfois plusieurs mois d’arrêt maladie, le temps de déconnecter, de regonfler les batteries, de prendre du recul. Les insomnies et la fatigue perpétuelle prennent du temps à disparaître, le corps a besoin d’un vrai break pour revenir à un fonctionnement normal.
Ce moment de pause doit vous permettre d’écouter aussi les conseils des personnes qui vous accompagnent comme votre entourage.

Pr Abdoulaye Leye

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