Hausse des prix de certains médicaments dans les officines privées : le ministère de la Santé fait le mort

Depuis le 24 mai dernier, les prix de certains médicaments, plus d’une centaine selon le Syndicat des pharmaciens du privé, ont connu une hausse dans les officines privés. Au moment où les entités en charge du médicament (la Direction de la Pharmacie et du Médicament) et la Douane se défendent, le ministère de la Santé et de l’Action sociale continue de s’emmurer dans le mutisme.
 
Les différentes parties incriminées dans la hausse des prix de certains médicaments continuent de se renvoyer la patate chaude sur l’augmentation de certains médicaments dans les officines privées. Si le Syndicat des pharmaciens privés parle d’un nouveau reclassement de ces produits qui bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (Amm), les professionnels des médicaments cherchent toujours la source de cette augmentation.

Pendant ce temps, à la Direction de la Pharmacie et du Médicament qui a pour mission de travailler sur l’homologation des prix des médicaments, le Directeur de cette structure, le professeur Yérim Mbagnick Diop, a déclaré dans un quotidien de la place  «pour ces produits homologués, les prix sont clairement marqués sur les autorisations de mise sur le marché, après évaluation par la Commission nationale du médicament. Une augmentation des prix ne peut pas se faire sans l’aval du ministère de la Santé, à travers la Dpm et je ne suis pas au courant d’une telle augmentation».

 Pour le professeur Diop, la position tarifaire est différente au sein du ments ne sont pas taxés. Toutefois, les compléments le sont. Du côté de la Douane, l’on est formel. La structure ne peut pas déclassifier un produit qui est classé à une position tarifaire donnée. «Nous appliquons une réglementation des autorités sanitaire», a déclaré une source douanière. Dans cette affaire où plus de 100 médicaments ont connu une hausse allant du simple au double voire au triple de leur prix, le ministère de la Santé et de l’Action sociale se noie toujours dans un mutisme total. Pas de sortie, ni un communiqué pour donner une explication au moment où les populations s’inquiètent sur la prise en charge de leur santé. Nombre de personnes ont en effet besoin de ses médicaments, jugés par d’aucun comme des compléments alimentaires, afin de leur permettre de lutter contre certaines pathologies comme l’anémie ou pour le renforcement de leur immunité.

Les différents programmes comme la tuberculose, le Sida, la prise en charge mère-enfant risquent de payer un lourd tribut face à cette hausse des médicaments. Sans oublier la classe sociale défavorisée qui a du mal à joindre les deux bouts, au sortir d’une année de Covid-19 qui a menacé l’économie du pays, rendant plus vulnérables les ménages. Aujourd’hui, la population demande une explication et le ministère de Santé à tout intérêt à communiquer sur la question afin de rassurer cette population-là.

DENISE ZAROUR MEDANG (sudonline.sn)
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