Ebola en RDC : 6 522 cas confirmés et plus de 3 100 décès recensés
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La République démocratique du Congo a enregistré 6 522 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont 3 134 décès, à la date du 4 septembre 2026. Selon le dernier rapport de situation des autorités sanitaires congolaises, 86 nouvelles contaminations et 39 décès ont été recensés en 24 heures.
La transmission de la maladie reste soutenue dans plusieurs régions de la RDC. Parmi les 86 nouveaux cas confirmés, 53 ont été enregistrés en Ituri, 31 au Nord-Kivu et deux dans le Haut-Uélé.
Les autorités sanitaires rapportent également 30 décès communautaires et neuf décès survenus dans les centres de traitement Ebola, portant à 39 le nombre de décès enregistrés durant les dernières 24 heures.
Au cours de la même période, 21 patients ont été déclarés guéris après deux résultats négatifs au virus Ebola : 19 en Ituri et deux au Nord-Kivu.
Une létalité nationale de 48,1 %
Depuis le début de l’épidémie, la RDC totalise :
6 522 cas confirmés ;
3 134 décès ;
1 516 guérisons ;
817 patients en isolement ou pris en charge dans les centres de traitement.
Le taux de létalité s’établit à 48,1 % à l’échelle nationale.
L’épidémie touche désormais six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Sud-Kivu et le Bas-Uélé. Au total, 61 zones de santé sur les 151 que comptent ces provinces ont déjà enregistré au moins un cas.
La zone de santé de Kayna, au Nord-Kivu, a été nouvellement affectée au cours des dernières 24 heures.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie
Avec 5 277 cas confirmés et 2 378 décès, l’Ituri concentre 80,9 % des contaminations enregistrées dans le pays. Elle représente également 61,6 % des nouveaux cas notifiés durant la dernière journée.
Le Nord-Kivu arrive en deuxième position, avec 969 cas confirmés et 638 décès. Son taux de létalité atteint 65,8 %, un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale.
Le Haut-Uélé cumule, pour sa part, 247 cas confirmés et 105 décès.
Les autres provinces touchées sont la Tshopo, avec 22 cas et neuf décès, le Bas-Uélé, avec quatre cas et trois décès, ainsi que le Sud-Kivu, avec trois cas et un décès.
Plus de 25 000 contacts à suivre
Au 4 septembre, 25 500 personnes identifiées comme contacts devaient être suivies. Parmi elles, 21 909 ont effectivement été vues par les équipes de surveillance, soit un taux de suivi journalier de 86 %.
Ce taux varie cependant fortement d’une province à l’autre. Il atteint 89,8 % en Ituri et 83,3 % au Nord-Kivu, mais reste plus faible dans la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.
Les équipes sanitaires ont également reçu 2 144 alertes dans les six provinces affectées. Au total, 1 955 alertes ont été vérifiées. Les 399 alertes retenues comme cas suspects ont toutes été investiguées, et 222 personnes ont été transférées vers des centres de traitement ou d’isolement.
Des capacités de prise en charge sous pression
La situation demeure particulièrement tendue au Nord-Kivu, où 237 patients sont hospitalisés alors que les structures de prise en charge ne disposent que de 220 lits. Le taux d’occupation atteint ainsi 107,7 %.
En Ituri, 495 patients sont hospitalisés pour 978 lits disponibles. Plusieurs centres accueillant les cas confirmés ou suspects sont néanmoins signalés comme saturés.
Le rapport fait également état de plusieurs insuffisances : manque d’équipes dédiées au suivi des contacts, capacités d’accueil limitées, pénurie d’ambulances dans certaines zones, insuffisance des équipements de prévention et de contrôle des infections, ainsi que difficultés d’accès liées au contexte sécuritaire.
La résistance communautaire complique la riposte
Les autorités sanitaires signalent la persistance de résistances au sein de certaines communautés. En Ituri, 21 refus d’isolement ont été recensés et sept corps n’ont pas pu faire l’objet de prélèvements en raison de l’opposition des familles.
Au Nord-Kivu, le rapport mentionne l’évasion d’un patient confirmé ainsi que le refus d’un autre malade de rejoindre un centre de traitement. Des tensions entourent également la construction d’un centre à Katwa.
Ces difficultés peuvent retarder la détection et l’isolement des cas, limiter le suivi des contacts et favoriser la poursuite des chaînes de transmission.
Face à cette situation, le renforcement de la surveillance épidémiologique, de la prise en charge, de la prévention des infections, de la logistique et de l’engagement communautaire demeure indispensable pour freiner la progression de l’épidémie.
Source : Rapport de situation n° 113 de la Task Force présidentielle Ebola 17 et de l’Institut national de santé publique de la RDC, données arrêtées au 4 septembre 2026.
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