Paludisme grave : l’étude DISBURMA va documenter les cas chez les moins de 21 ans dans cinq régions
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Le Programme national de Lutte contre le Paludisme (PNLP), en collaboration avec l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) et avec l’appui de Medicines for Malaria Venture (MMV), a organisé, les 12 et 13 août 2026 à Dakar, une session de formation destinée aux enquêteurs de l’étude DISBURMA.
Cette étude vise à fournir des informations détaillées sur la morbidité et la mortalité liées au paludisme grave chez les enfants et les jeunes âgés de 0 à 20 ans. Elle couvrira cinq régions du Sénégal : Dakar, Diourbel, Kédougou, Kolda et Saint-Louis.
Les investigations porteront sur les cas de paludisme grave pris en charge dans les structures sanitaires entre 2022 et 2025. Les données recueillies devraient permettre de mieux apprécier l’ampleur de la maladie, ses conséquences ainsi que les profils des patients les plus touchés.
Au total, 53 enquêteurs issus des régions concernées ont été formés pendant deux jours à l’utilisation de KoboCollect. Cet outil numérique doit faciliter une collecte plus rapide, plus fiable et mieux structurée des informations directement au niveau des établissements de santé.
La phase de collecte sur le terrain est prévue du 17 au 28 août 2026. Elle constituera une étape déterminante dans la production de données susceptibles d’orienter les stratégies de prévention, d’améliorer la prise en charge des formes graves et de mieux cibler les interventions de lutte contre le paludisme.
À travers l’étude DISBURMA, les acteurs engagés dans la lutte contre cette maladie entendent également renforcer la digitalisation de la surveillance épidémiologique au Sénégal. Une meilleure connaissance des cas graves et des décès associés au paludisme pourrait contribuer à adapter les réponses sanitaires aux réalités propres à chaque région.
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