Ebola Bundibugyo en RDC : plus de 4 300 cas et 2 000 décès enregistrés

Par La rédaction d'Infomed · 18 août 2026
Ebola Bundibugyo en RDC : plus de 4 300 cas et 2 000 décès enregistrés Article

La flambée de maladie à virus Ebola Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo. Au 9 août 2026, le pays comptait 4 381 cas confirmés, dont 2 011 décès, selon le 13ᵉ rapport de situation de l’Organisation mondiale de la Santé.

La République démocratique du Congo reste confrontée à une transmission intense et en expansion de la maladie à virus Ebola Bundibugyo. Seulement 86 jours après la déclaration officielle de l’épidémie, le 15 mai 2026, le nombre de décès confirmés a dépassé le seuil de 2 000.

Depuis le précédent rapport de situation, 579 nouveaux cas confirmés et 304 décès supplémentaires ont été enregistrés. Le bilan cumulé s’établissait ainsi, au 9 août, à 4 381 cas confirmés et 2 011 décès, soit un taux de létalité de 45,9 %.

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, concentrant 85,8 % des cas et 80,6 % des décès enregistrés en RDC. Au total, 53 zones de santé réparties dans cinq provinces étaient affectées. Les autorités sanitaires suivaient 16 183 contacts, tandis que 704 patients étaient pris en charge en isolement.

Les professionnels de santé sont également touchés. Le rapport fait état de 155 cas parmi les agents de santé, dont 45 décès, soulignant l’importance du renforcement des mesures de prévention et de contrôle des infections dans les structures sanitaires.

En dehors de la RDC, l’Ouganda totalisait 21 cas confirmés ou probables, dont trois décès. Un cas confirmé, sans décès, avait également été recensé en France.

L’OMS souligne que l’épidémie évolue dans un contexte marqué par les déplacements de populations, l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones. La souche Bundibugyo impliquée ne dispose actuellement d’aucun vaccin homologué ni de traitement spécifique, même si des produits candidats sont en cours d’évaluation.

La maladie se transmet principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée, vivante ou décédée, ainsi qu’avec des objets contaminés. La détection précoce des cas, leur isolement, le suivi des contacts, la sécurisation des soins et la mobilisation communautaire restent essentiels pour interrompre les chaînes de transmission.

Source : Organisation mondiale de la Santé – Rapport externe de situation n° 13, données au 9 août 2026.

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